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Contenuto |
La scriptrice débute son journal alors qu'elle a 19 ans. Elle y livre ses réflexions personnelles à propos des obligations morales auxquelles elle est soumise (morale religieuse en particulier), et y expose les qualités humaines qui lui semblent essentielles. Elle établit également des comparaisons entre les habitudes anglaises (son père a été professeur durant plusieurs années à Édimbourg) et suisses, évoque ses amitiés, et revient régulièrement sur le travail qu'elle accomplit au quotidien pour être vertueuse. Elle mentionne également ses lectures (Hamlet, Le livre de Job) qu'elle commente, et fait référence aux événements politiques qui ont lieu à Genève, comme la présence des Autrichiens en juin 1815. Elle évoque également les événements familiaux (décès de son oncle et de son frère), les petits voyages qu'elle effectue pour les visites ainsi que les soirées auxquelles elle se rend. La scriptrice fait quelques mentions à son père, Louis Odier. Quelques pages ont été déchirées à l'intérieur du journal. |
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Letteratura secondaria |
Lejeune, Philippe, Bogaert, Catherine, Un journal à soi : histoire d’une pratique, Paris : Textuel, 2003.
Carpanetto, D., "La scrittura al femminile agli inizi dell'Ottocento : diari e ricordi delle ginevrine Amélie e Junie Odier", in : Scritture di desiderio e di ricordo : autobiografie, diari, memorie tra Settecento e Novecento, M. L. Betri (dir.), 2002, p. 102-130.
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