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Dati biografici |
Fils de Nicolas de Saussure et de Renée de La Rive, il se marie en 1765 avec Albertine Amélie Boissier. Ils ont deux enfants, Nicolas Théodore (1767-1845) et Albertine (1766-1841), qui deviendra Albertine Necker de Saussure. Il fait une thèse à l'Académie de Genève et devient professeur de philosophie. D'abord orienté vers la physiologie végétale et la botanique systématique, ses voyages annuels dans les Alpes (dès 1760), font de lui l'un des grands pionniers de la géographie physique. Il fait notamment l'ascension du Mont-Blanc en août 1787. La publication de ses Essais sur l'hygrométrie (1783) et l'expédition en 1788 au col du Géant près de Chamonix fondent une approche physique de la météorologie. Il invente ou perfectionne plusieurs instruments comme l'héliothermomètre (1774) ou l'hygromètre à cheveu (1775). Entre 1779 et 1796 il publie quatre tomes de ses voyages dans les Alpes, dont le premier tome (1774) constitue un véritable acte de naissance de la géologie alpine. Le deuxième (1786) apporte la démonstration de l'existence de l'orogenèse alpine (naissance des montagnes). Les tomes 3 et 4, édités avec l'aide de son fils Nicolas Théodore (1796), rendent compte d'une grande partie de ses observations météorologiques et de ses expériences physiques.
Lorsqu'il est recteur de l'académie (1774-1776), de Saussure publie un Projet de réforme pour le collège de Genève (1774) qui vise à refonder la pédagogie sur des bases empiriques. Les oppositions ont toutefois eu raison du projet. Il est également membre du Conseil des Deux-Cents (1782-1792), puis du Conseil des Soixante (1789-1792). Il s'est opposé à la tentative de révolution de 1782, avant d'adopter un ton plus conciliant en 1793-1794. Rapporteur du Comité d'instruction publique, il fait adopter une partie de ses principes pédagogiques, mais leur réalisation est différée pour des raisons financières. Ruiné par la chute des rentes françaises, il subit en 1794 et 1796 deux attaques de paralysie qui l'empêchent de donner suite aux offres qui lui sont adressées de Paris, Göttingen et Clermont-Ferrand. Il est fondateur en 1776 de la Société des Arts de Genève (président 1793-1799) et membre étranger de la Société royale de Londres (1788), ainsi que de l'Académie des sciences de Paris (1790). |