| Nom | Mirmand, de | |
| Prénom | Henry | |
| Sexe | masculin / männlich / maschile | |
| Lieu de naissance | Nîmes | |
| Lieu de décès | Neuchâtel | |
| Année de naissance | 1650 | |
| Année de décès | 1721 | |
| Profession | ambassadeur (?) | |
| Confession | réformée / reformiert / riformata | |
| Lieux d'activité | Zurich, Berlin, La Haye (ND), Rotterdam (ND), Prenzlau (D), Neuchâtel | |
| Siècle | 17 / 18 | |
| Données biographiques | Fils de François et de Suzanne de Budan. Seigneur de Roubiac et coseigneur de Vestric (Languedoc), il épouse en 1673, Marthe d'Audiffret, fille de Louis. Après le décès de sa femme, il se remarie en 1700 avec Anne-Françoise de Thioult de La Luzerne. Après la Révocation de l'édit de Nantes, Henri de Mirmand se réfugie à Zurich (1686). Nommé conseiller d'ambassade par l'électeur de Brandebourg (1686), il devient l'un des représentants des huguenots réfugiés en Suisse, défendant leurs intérêts auprès des cantons et des Etats protestants. Dans les années 1688 à 1699, il oeuvre afin de permettre l'établissement définitif des réfugiés à l'étranger. Il s'installe à Neuchâtel (1712), Morges (1716) et à nouveau à Neuchâtel (1720), où sa petite-fille épousera Josué de Chambrier. (DHS) | |
| Titre | Copie des mémoires de Monsieur de Mirmand pour sa petite fille Henriette de Cabrol. | |
| Genre / Art |
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| Détails du genre | ||
| Période de rédaction | 1716 | |
| Période couverte | 1685-1716 | |
| Nature / Langue | manuscrit, français, copie | |
| Collation | cahier, 18 x 22 cm, 194 p. dont 90 rédigées. |
| Contenu |
Dès les premières lignes, l'auteur explique à sa petite-fille (à qui ces "mémoires" sont adressés) comment il a quitté la France suite à la révocation de l'édit de Nantes en 1685. Grâce à un des ses amis de la ville d'Agde, il part pour la Catalogne, avec ses deux filles, âgées de sept et de quatre ans et demi, de leur gouvernante et d'un domestique. De là, ils s'embarquent pour l'Italie, d'où il peuvent ensuite facilement gagner la Suisse. Ils se rendent à Zurich où les attendent des compatriotes. En 1686, Henry de Mirmand se rend à Berlin pour demander de l'aide au roi de Prusse, qui lui accorde une pension ainsi que le droit d'asile. Mais il décide tout de même de rester à Zurich, pour que lui et ses enfants ne soient pas être trop éloignés des grands-parents, restés à Nîmes. En 1688, l'auteur est appelé par le roi de Prusse en tant que député pour discuter du sort des réfugiés protestants qui ont quitté la France. Cette fonction l'oblige notamment à se rendre comme ambassadeur en Irlande, à Londres et à La Haye. Après avoir vécu quelques temps entre l'Allemagne et les Pays-Bas, l'auteur s'installe finalement à Neuchâtel en 1711, où il mène une vie de retraite, à se "préparer pour l'Eternité", car c'est là qu'il décide de finir ses jours. Les souvenirs et péripéties que narre l'auteur sont principalement liés à la fuite de sa patrie et à sa foi protestante. Il n'hésite pas à faire part de sentiments positifs vécus, comme par exemple lorsqu'il énumère les vertus de sa seconde épouse et qu'il avoue que jamais il ne pensait se remarier. Il n'hésite non plus pas à exprimer ses peines, ainsi qu'il le fait lorsqu'il perd sa deuxième fille, alors âgée de huit ans. |
| Lieu de dépôt | BPUN |
| Cote | Ms A 201 |
| Documents | |
| Transcription | |
| Autorisation | |
| Édition(s) |
MÉMOIRE INÉDIT D'HENRI DE MIRMAUD: GRAND-PÈRE D'HENRIETTE DE CABROL DE TRAVANET, FEMME DE JOSUÉ CHAMBRIER, TRÉSORIER GÉNÉRAL DE NEUCHATEL.1687, Bulletin de la Société de l'Histoire du Protestantisme Français (1852-1865), Vol. 7, No. 1/3 (1858 MAI ET JUIN), pp. 45-58 |
| Littérature secondaire |
N. Weiss, "Nouvelles publications sur le Refuge. Berne et Henri de Mirmand", Bulletin de la Société de l'Histoire du Protestantisme Français (1903-2015), Vol. 59, No. 5 (Septembre-Octobre 1910), pp. 473-476 Marie Anne Courvoisier Chambrier, Henri de Mirmand et les réfugiés de la révocation de l'Edit de Nantes, 1650-1721, Attinger frères, 1910 |
| Sources annexes | |
| Documents liés | |
| Auteure / Auteur | FF |



